Avec ce blog je vous ferais profiter des citations, des proverbes, des photos... qui m'ont marquée.
Le livre que je lis en ce moment :
Retour au Laogai (La vérité sur les camps de la mort dans la Chine d’aujourd’hui) de Harry Wu.
On y apprend ce qu’est un laogai qui signifie réforme par le travail et donc rééducation par le travail. C’est en réalité un camp de rééducation par le travail en Chine, l’équivalent du goulag en URSS.
Plus de mille camps de rééducation par le travail existent dans lesquels la Chine enferme ses indésirables. Vingt millions d’hommes et de femmes y sont morts ; des milliers d’autres, réduits en esclavage, y meurent encore.
L’auteur, Harry Wu, y a été interné pendant dix-neuf ans. Libéré en 1979, il est aujourd’hui citoyen américain et se démène pour faire connaître l’existence de ce laogai.
Au risque d’être arrêté de nouveau, il est retourné plusieurs fois en Chine pour recueillir de nombreux documents accablants.
Au laogai, on affame, on torture, on laisse mourir ou on exécute ceux dont le rendement n’est plus suffisant car l’économie chinoise repose en partie sur cette précieuse main-d’œuvre. Des hommes exploitables jusqu’au bout puisque même leur cadavre représente une considérable source de profit : 90 % des transplants chinois proviennent de détenus exécutés dont les organes sont parfois prélevés avant la mise à mort. Un trafic atroce, parfaitement organisé, avec la complicité des médecins, des hôpitaux, des receveurs.
La "Laogai Research Foundation" dénombre 4 000 camps de travail, centres de détention et prisons ayant le caractère de camps laogai. Ce nombre est obtenu en prenant en compte des centres de détention prenant l'apparence d'usines, de fermes et de mines. Pékin a reconnu officiellement que les marchandises produites dans ces camps rapportaient en moyenne 200 millions d'euros par an.
Les produits du laogai sont divers et variés allant du thé noir à l'amiante, en passant par les pièces automobiles, produits chimiques (engrais, poudre noire), ciment, jouets, agriculture (coton, riz, etc.), mais aussi l'exploitation minière. Les prisonniers produisent pour l'exportation environ 150 articles différents. Le soutien financier des firmes occidentales, l'encouragement des gouvernements aux échanges commerciaux, la Banque Mondiale qui continue de financer de grands travaux au Xinjiang en sachant très bien qu'elle finance aussi des camps de travail renforcent un système pénitentiaire lié au commerce extérieur chinois.
Comment cela peut-il encore exister de nos jours ?...
Et dire que les Jeux Olympiques auront lieu l'an prochain dans ce pays !!!!.....