Ces façons de désigner la Bretagne se retrouvent dans les textes bien que le premier soit plus usité que les autres. Essayons d'y voir plus clair.
Le breton est une langue complexe et peu aisée pour les non initiés. Il ne suffit pas toujours de l'apprendre et de le parler correctement. Si l'on n'y met pas l'accent, c'est comme si vous prononciez l'anglais "à la française" !... Certes, vous êtes compris, c'est l'essentiel. Mais il manque "l'âme du peuple" !
Quant à l'orthographe, aucune règle ne la régissait jusqu'à ce que Le Gonidec publie son "Dictionnaire celto-breton" en 1821. Cette orthographe fut utilisée jusqu'en 1939. Mais il existait encore des disparités selon les différentes régions de Bretagne.
Il fut alors décidé de créer une orthographe unifiée (reizhskrivadur peurunvan) intégrant le vannetais, qui avait ses propres règles. Ainsi, là où les autres mettaient un z (Breiz), les vannetais écrivaient un h (Breih).
On pensa résoudre ce délicat problème en juxtaposant ces deux lettres dans certains cas particuliers dont celui cité plus haut. C'est la raison pour laquelle Breiz et Breih devinrent Breizh que l'on prononce BZH en abrégé.
Mais tous n'acceptèrent pas cette ligne. Actuellement, les uns sont pour Breiz, les autres pour Breizh. Mais j'ai bien peur que l'adoption générale de BZH plutôt que BZ n'ait mis tout le monde d'accord !