Et si le cheval revenait ?...
Supposons une crise pétrolière définitive !
Plus une goutte de brut ! Fini le cheval-pétrole. Fini la pollution atmosphérique. Retour à la nature, au biodégradable, au crottin que tout amateur de géranium ou autres cultures domestiques s'empressait de récupérer avec une pelle à poussière et une balayette quand le hasard tombait bien !
Nous verrions à nouveau les charrettes de livraison tirées par plusieurs chevaux... et les gamins se faire porter un instant en se suspendant à l'arrière sans être vus.
A nouveau, les fiacres poétiques et discrets réjouiraient les amoureux et, pour finir, le noir corbillard, plus tranquille, plus adapté me semble-t-il à la triste cérémonie, tiré par de beaux chevaux noirs drapés de noir aux initiales du défunt.
D'autre part, fini les accidents de la route, que l'on qualifie souvent de "bêtes". Car, en supposant que le cocher ne dédaigne pas la chopine, le cheval, lui, ne boit pas d'alcool ! Pas bête !
Non, non, ce n'est pas moi qui ai écrit ce texte. Je l'ai extrait des "Histoires bêtes et gentilles" de Jacques Sorgniard.
Notre planète et nous-mêmes tirerions certainement beaucoup de bienfaits de ce grand retour en arrière.
Hélas, cela restera totalement dans le domaine de l'utopie.
Mais on peut toujours rêver, n'est-ce pas !...